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Obtenir le titre de maître restaurateur artisan
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Sixième volet du contrat de croissance, le titre de maître restaurateur artisan constitue une reconnaissance professionnelle et s’accompagne d’une incitation fiscale. Les bénéficiaires Il est décerné à une personne physique (pas à une entreprise), patron exploitant d'un fonds de commerce de restauration. Ce patron peut superviser jusqu'à 3 établissements, mais ses salariés, même les plus qualifiés, ne peuvent se prévaloir du titre, qui reste attaché au chef d'entreprise. Les ressortissants de la Communauté européenne et ceux des pays associés à l'Espace économique européen peuvent aussi prétendre au titre, dès lors qu'ils répondent aux conditions de professionnalisation et au cahier des charges.
Le dirigeant d'entreprise doit remplir l'une des conditions suivantes :
Respect d’un cahier des charges Le cahier des charges auquel doit se conformer le restaurant détermine les critères de qualité que chaque établissement doit respecter dans les domaines suivants :
Ce cahier des charges impose notamment que la cuisine soit faite sur place avec une majorité de produits frais, avec un personnel qualifié tant en cuisine qu'en salle. La notion de service et d'accueil est prise en compte, de même que la qualité des installations et le respect de l'hygiène.
Le titre permet de bénéficier d'un crédit d'impôt égal à 50 % des dépenses qui permettent de satisfaire aux normes d'aménagement et de fonctionnement prévues par le cahier des charges. Ces dépenses sont plafonnées à 30 000 euros, soit un crédit d'impôt maximum de 15 000 euros. Il est accordé pour une seule entreprise, mais peut être réparti sur plusieurs établissements s'ils sont supervisés par le même Maître-Restaurateur.
Par exemple 2 exemples de crédit d’impôt en faveur d’un maître-restaurateur
Obtenir le titre Un arrêté conjoint des ministres chargés de l'intérieur, du commerce et du tourisme précise la composition des dossiers de candidature ainsi que la procédure d'instruction des demandes. Il est délivré pour quatre ans, par le préfet du département du lieu d'immatriculation au RC, après l'audit externe réalisé, aux frais du candidat, par un organisme certificateur, choisi sur une liste établie par arrêté du ministre chargé du Commerce. Cette liste comporte exclusivement les organismes qui ont déposé leur candidature en vue de leur inscription sur cette liste et qui justifient d'une compétence dans le domaine de la restauration. Un audit externe, réalisé par un organisme certificateur, à la charge du restaurateur, est nécessaire pour vérifier l’application du cahier des charges. Cet audit donne lieu à la rédaction d’un rapport ayant pour objet de vérifier la conformité de l’établissement au cahier des charges. Ce rapport contient des conclusions motivées et précise si chacun des critères énumérés par le cahier des charges est satisfait. Les conclusions doivent être transmises avec le dossier de candidature au Préfet. Le titre est délivré par le Préfet du département dans lequel est immatriculé le principal établissement du candidat ou de l’entreprise qu’il dirige. Le titre est valable 4 ans. Deux mois avant la fin de cette période de 4 ans, le titre de maître-restaurateur peut faire l’objet d’une demande de renouvellement dans les mêmes conditions auprès du préfet. Le non-respect de l’un des critères du cahier des charges fait obstacle à la délivrance du titre de maître-restaurateur par le Préfet. Par ailleurs, en cas de rejet de la demande d’octroi du titre, la décision de préfet mentionne la possibilité de former un recours.
Une possibilité de recours Dans chaque région, une commission régionale de recours est instituée par arrêté du préfet de région, composée :
Le recours doit être formé dans un délai de deux mois à compter de la notification de la décision de rejet. Voir le site officiel.
Contact : Olivier Bellanger - 05 45 36 32 40 |




